Trot onéreux

11/11/2015 23:08

Napoléon était parfois déroutant et plein de contradictions. Ainsi il aimait le luxe et la magnificence dans toutes les occasions publiques, mais voulait que l'économie régnât dans sa maison.

Un jour qu'il faisait un voyage en berline vers Compiègne, il trouva que la voiture n'allait que trop lentement à son goût. Il baissa alors la glace et cria aux piqueurs:

Plus vite, plus vite !

M. de Caulaincourt qui, en qualité de Grand écuyer, le précédait dans une autre voiture, entendit cet ordre, et mettant la tête à la portière, hurla aux piqueurs qu'il était hors de question de changer de train. Les chevaux continuèrent donc leur trot comme convenu.

Arrivé à Compiègne, Napoléon se plaignit de la lenteur du voyage et M. de Caulaincourt lui répondit assez froidement.

Donnez-moi plus d'argent pour la dépense de vos écuries, et vous pourrez crever autant de chevaux que vous le désirerez.

Napoléon changea rapidement de conversation.

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Frank Grognet Nivelles
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