Toujours confiant!

16/04/2016 22:42

La terrible bataille de Waterloo a été un désastre et une déroute totale pour la Grande Armée et l'on pense Napoléon abattu et anéanti. Mais il n'en est rien si l'on en juge par la lettre qu'il envoie de Philippeville à son frère Joseph.

Tout n'est point perdu. Je suppose qu'il me restera, en réunissant mes forces, 15.000 hommes. Les fédérés et les gardes nationaux qui ont du cœur me fourniront 100.000 hommes; les bataillons de dépôt 50.000. J'aurai donc 300.000 soldats à opposer de suite à l'ennemi. J'attellerai l'artillerie avec des chevaux de luxe; je lèverai 100.000 conscrits; je les armerai avec les fusils des royalistes et des mauvaises gardes nationales; je ferai lever en masse le Dauphiné, le Lyonnais, la Bourgogne, la Lorraine, la Champagne; j'accablerai l'ennemi; mais il faut qu'on m'aide. Je vais à Laon. J'y trouverai sans doute du monde. Je n'ai point entendu parler de Grouchy, s'il n'est point pris, comme je le crains, cela me donnera 50.000 hommes dans les trois jours. C'est suffisant pour occuper l'ennemi et je donnerai le temps à Paris et à la France de faire leur devoir. Les Autrichiens marchent lentement, les Prussiens craignent les paysans et n'osent pas trop s'avancer tout peut se réparer encore.

Mais de retour à Paris, il va vite déchanter car le combat qu'il va devoir livrer maintenant n'est plus militaire mais politique et c'est un type de combat dans lequel il n'excelle en rien. Les Chambres sont en ébullition suite à la terrible déconvenue survenue dans le plaines brabançonnes. Pressé par les parlementaires et par plusieurs de ses proches, il abdique le 22 juin 1815 en faveur de son fils, l'Aiglon. Sa bonne étoile le quitte définitivement.

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Frank Grognet Nivelles
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