Exprimez-vous!

28/02/2016 15:11

La richesse d'une langue se trouve en partie dans les idiomes ou expressions qui la parsèment. Autant en français qu'en anglais les expressions reflètent un fait de tous les jours, une expérience particulière et parfois un événement historique. C'est le cas parfois de grandes batailles qui ont marqué les esprits à travers les siècles et l'Empire ne déroge pas à la règle.

C'est la Bérézina

C'est une déroute, une mauvaise situation avec des conséquences catastrophiques.
On fait allusion ici à la terrible bataille lors de la pénible retraite de Russie où les Français acculés à la rivière du même nom sont talonnés par les Russes et réussissent finalement à passer grâce au courage, au sacrifice et à l'abnégation du général Eblé et de ses célèbres pontonniers.

C'est un coup de Trafalgar

Coup inattendu et qui tente d’emporter directement la décision sur un adversaire. Un événement qui a de graves conséquences.
Cette expression fait référence à la célèbre bataille navale qui eut lieu au nord-ouest de Gibraltar entre les flottes franco-espagnol et anglaise. La flotte de Napoléon y fut anéantie, engendrant de graves conséquences pour l'avenir de la marine en France.

Frapper son Waterloo

Elle signifie connaître un échec, rencontrer un obstacle infranchissable.
Bien que française, cette expression est peu inconnue de nombreux Français car elle est d'origine québecoise et est une traduction de l’expression anglaise to meet one's Waterloo. Elle est très fréquente au Québec.

To meet one's Waterloo

Comme signalé précédemment, elle signifie rencontrer un obstacle ultime et infranchissable et connaître la défaite.
After beating dozens of challengers, the champion finally met his Waterloo. On fait bien sûr allusion à la dernière défaite de Napoléon en Belgique.

Être chauvin

Cette expression désigne un patriotisme outrancier.
Elle serait lié au soldat Nicolas Chauvin serait un soldat français héroïque qui aurait servi dans la Grande Armée de Napoléon. La légende raconte qu'il aurait perdu trois doigts, se serait vu emporter un morceau de crâne et aurait malgré tout cela défendu son pays avec enthousiasme. Il n'existe aucune preuve tangible de son existence. Ce personnage fur moqué dans la comédie La Cocarde tricolore des frères Cogniard dans laquelle un acteur interprétait son rôle et manifestait un patriotisme exagéré.
Cette expression existe également en anglais.

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Frank Grognet Nivelles
Belgique
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