Jeune louvetier

11/02/2016 23:26

Les loups ont longtemps hanté les forêts européennes constituant une réelle plaie pour les éleveurs qui voyaient tous les jours périr leur précieux cheptel. Aujourdhui, avec la réintroduction du loup dans nos campagnes, ce phénomène se reproduit à une moindre échelle.

Au début du XIXe siècle, il était dès lors important de chasser le néfaste animal et bon nombre d'activités lupines virent le jour pour enrayer la propagation des lubins.

Ainsi, en 1801, à Sauvigny-les-Bois, un dénommé Louis Papillon vit un jour un loup emporter un de ses agneaux dans un bois voisin. Prenant son courage à deux mains, il saisit son goyard et le poursuivit. Ayant lancé son arme maladroitement, l'animal, abandonnant sa proie, se retourna sur son agresseur. Le loup lui arracha une partie de la joue et de la main. Son fils, âgé de 12 ans, fut témoin de la scène et le voyant s'approcher de lui, son père s'efforça à maintenir l'animal serré contre lui pour l'immobiliser. S'étant emparé du goyard, le jeune louvetier tua l'animal féroce sur le corps même de son père.

Le goyard était un outil de paysan servant à tailler les haies vives et à élaguer les petits arbres. Le petit crochet situé sur l'arrondi extérieur permettait de dégager vers le haut les branches entremêlées. Pendant la Guerre de Cent Ans, le goyard fut employé comme arme de combat rapproché, notamment lors de la Jacquerie de 1358.

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Frank Grognet Nivelles
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