Baïonnette au canon!

12/07/2015 10:41

Les armes blanches étaient encore fortement utilisées durant les guerres de l'Empire: sabre, épée, latte, baïonnette, briquet, damas; voilà autant de lames qui tranchèrent et coupèrent les chairs des pauvres soldats.

Mais regardons de plus près, la baïonnette.

La baïonnette doit son nom à Bayonne, ville autrefois réputée pour sa coutellerie. Elle est composée d'une lame et d'un manche qui était au départ enfoncé dans le canon de l'arme à feu l'empêchant de charger et de tirer. Elle s'appelait alors baïonnette-bouchon.

Elle fut améliorée par le génial Vauban qui la dota d'une douille entourant le canon qui n'est alors plus obturé. Elle devient la baïonnette à douille. Il la coude également, ce qui écarte la lame de l'axe de la bouche ce qui permet de recharger et de faire à feu. La baïonnettes dispose aussi d'une gouttière, dépression concave, qui permet de réduire le poids et de permettre aussi à l'air de rentrer dans la blessure pour pouvoir plus facilement la retirer après pénétration... Quel raffinement!

La baïonnette sous l'Empire est encore triangulaire ce qui a pour effet de produire des blessures qui cicatrisent difficilement. Elles seront interdites à la Convention de Genève car considérées comme inhumaines. Mais cette convention ne sera signée qu'au XXe siècle et les soldats de l'Empire vont parfois procéder à quelques petites améliorations de l'efficacité de leur baïonnette...

Ils vont la frotter avec de l'ail pour provoquer une infection plus importante voire fatale.

Mais en quoi l'ail peut être potentiellement létal?

L'ail contient de l’allicine, un enzyme qui jouerait le rôle d’anticoagulant. Donc une blessure infectée par une arme blanche frottée à l'ail rend plus difficile sa cicatrisation et provoque donc une hémorragie. Bienvenue à la guerre!

Contact

Frank Grognet Nivelles
Belgique
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