Morne plaine?

22/06/2015 21:40

Tout le monde connait les fameux vers de Victor Hugo sur la bataille de Waterloo...

Waterloo ! Waterloo ! Waterloo ! morne plaine !
Comme une onde qui bout dans une urne trop pleine,
Dans ton cirque de bois, de coteaux, de vallons,
La pâle mort mêlait les sombres bataillons.
D'un côté c'est l'Europe et de l'autre la France.
Choc sanglant ! des héros Dieu trompait l'espérance
Tu désertais, victoire, et le sort était las.
Ô Waterloo ! je pleure et je m'arrête, hélas !
Car ces derniers soldats de la dernière guerre
Furent grands ; ils avaient vaincu toute la terre,
Chassé vingt rois, passé les Alpes et le Rhin,
Et leur âme chantait dans les clairons d'airain !

Quand ce bon vieux Victor écrit ces vers éternels, nous sommes en 1852 et il se trouve en exil sur son île de Jersey et n'a jamais vu le champ de bataille de Waterloo.

C'est 9 ans plus tard en 1861 qu'il se résoud à visiter l'illustre lieu où tant de braves sont tombés. En parcourant les sentiers, il doit se rendre à l'évidence: Waterloo n'a rien d'une morne plaine. Il l'écrit d'ailleurs dans les Misérables:

Quant à la plaine en elle-même, qu'on se représente un vaste terrain ondulant; chaque pli domine le pli suivant, et toutes les ondulations montent vers Mont-Saint-Jean, et y aboutissent à la forêt.

De plus, la topographie du terrain telle que nous la connaissons aujourd'hui est loin de ce qu'elle était en 1815. On comptait près de 15 mètres de dénivellation entre les fermes de la Belle-Alliance et de la Haie-Sainte ce qui ne fit que renforcer la position défensive des Britanniques.

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Frank Grognet Nivelles
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